Yannig Coullomb, des Chèvres du Garvan, éleveur qui pratique l’éco-pâturage, Sophie Patté, du Civam Finistère et Alix Levain chercheuse du projet ParChemins.

Dans le Finistère, avec l’aide du réseau Civam de la ruralité paysanne, une vingtaine d’éleveurs expérimentent l’éco-pâturage des animaux dans les milieux semi-naturels : zones humides, landes… Ils assurent l’entretien de ces milieux tout en explorant des techniques d’élevage respectueuses de l’environnement.

 

Agriculture en phase avec la nature

C’est un élevage particulièrement extensif, un mode de production à la fois ancestral et plutôt technique : le pâturage des animaux d’élevage en milieu semi-naturel. Sous l’impulsion du Civam Finistère, qui défend une agriculture paysanne et une ruralité durable, une vingtaine d’éleveurs du département s’intéressent à ces pratiques. Moutons, chèvres, vaches, chevaux paissent ainsi dans des zones fragiles qui retrouvent une vocation agricole, comme les prairies humides ou les fonds de vallée, les landes des monts d’Arrée ou du littoral, etc. C’est à la fois une action d’entretien de ces milieux et c’est bien un mode de production.

Concilier économie et écologie

Dans leur élevage des Chèvres du Garvan, Yannig Coulomb et sa compagne Gaëlle Kerléguer suivent cette démarche agro-écologique ; ils tirent ainsi parti d’espaces sur leurs terres qui resteraient “improductifs” sans leurs chèvres (et quelques vaches) qui y pâturent. Leur lait y gagne un goût unique… et les éleveurs économisent du foin et du temps ! On est donc à la fois dans une logique économique et écologique.

C’est une émission réalisée dans le cadre du projet Parchemins qui s’intéresse aux spécificités de l’agriculture littorale et à ses transformations.