Marion Hardegen responsable de l’antenne Bretagne du Conservatoire national botanique et Vanessa Sellin géomaticienne et cheffe du projet. 

Le Conservatoire national botanique de Brest dirige jusqu’en 2020 la réalisation d’une cartographie de la végétation de la Bretagne. En figurant au 1/25000e  les espaces de dunes, forêts, landes sèches ou humides, tourbières… elle offrira une vision précise des milieux naturels à préserver ou à valoriser. Décideurs politiques, acteurs économiques, aménageurs, naturalistes, chercheurs, simples citoyens amoureux de nature pourront s’en emparer.

Avant la fin 2018, la cartographie de la végétation du Finistère sera la première à être publiée sur le site internet du Conservatoire.

Après une première expérimentation sur le Parc naturel régional d’Armorique, le Conservatoire botanique de Brest s’est lancé dans une cartographie végétale de toute la région Bretagne. Il s’agit en fait d’analyser les photographies aériennes existantes pour identifier la répartition de 27 types de végétations : forêts, dunes, landes, tourbières, roselières etc.

La cartographie de la végétation du Finistère bientôt en ligne

La portion finistérienne de la cartographie vient d’être livrée, elle sera publiée en décembre 2018. Mais le projet couvre toute la région et il se terminera en 2020 (il faut 6 mois pour cartographier un département). Quatre cartographes couvrent ainsi 27 209 km² en étudiant les documents de télédétection, avec quelques déplacements sur le terrain pour valider les prises de vue aériennes.

Connaître pour mieux utiliser et préserver

Le budget de l’opération atteint près de 600 000 € et les applications potentielles sont multiples : en accès libre sur www.cbnbrest.fr, la cartographie végétale offrira une vision complète et homogène (même méthode d’identification appliquée partout) du territoire.
Elle pourra servir de référentiel commun aux collectivités, établissements publics, gestionnaires d’espaces naturels, agriculteurs, scientifiques, ou associations de protection de la nature, pour déterminer les espaces à sauvegarder en priorité ou pour détecter les meilleures zones mellifères pour l’apiculture…