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Les souliers rouges : créativité et féminité Actualités locales

Les souliers rouges : créativité et féminité

Publié le 20 novembre 2018 par admin

Dans cette émission mensuelle autour du féminin, Katell Gut, sage-femme et philosophe, revient sur les images sociales des femmes à travers les récits et les époques. En novembre, on explore, au travers du conte d’Andersen Les souliers rouges, la créativité version féminine : ses entraves et ses apports.

L’émission s’appuie une nouvelle fois sur Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estès (éd. Le Livre de Poche, 2001), psychanalyste et conteuse.

Pour contacter Katell : catherine.gut29@orange.fr

 

En septembre, on a d’abord exploré la figure fondatrice d’Eve, le poids de la vision religieuse de la femme, en évoquant la transgression à travers le fruit défendu.

En octobre, on s’est intéressé à la perte d’innocence par la connaissance au travers du conte Barbe bleue.

Cette fois ce n’est plus du bleu c’est du rouge, et ça va nous permettre de nous pencher sur la créativité féminine à travers les souliers rouges un conte du Danois Andersen (l’auteur de La petite fille aux allumettes, La petite sirèneLe vilain petit canard) analysé par Clarissa Pinkola Estès psychanalyste et conteuse.

Le conte des souliers rouges pour être attentive à rester reliée à sa créativité

par Katell Gut

Il arrive qu’on s’aperçoive qu’on a perdu le chemin qui nous relie à notre intuition, à notre imaginaire, à nos potentiels créatifs…. Et cela constitue un vrai handicap pour la vie.

Qu’est ce qui nous amène à perdre le chemin de cette part intime et joyeuse de notre psyché ? Je pense que beaucoup d’états dépressifs, de personnalités tristes le sont parce qu’elles se sentent cloisonnées et ont perdu la continuité de leur axe corps-cœur-esprit.

Quand la source de créativité se tarit

Que ce soit en peignant, en dansant des chorégraphies sur des mélodies qui nous plaisent, en écrivant poème ou histoires, en traçant des dessins sur le sable ou en sculptant dans le bois ou la pierre ou l’argile…voire en cherchant à se déguiser… il arrive qu’on se sente dans l’incapacité d’inventer, d’oser mettre quelque forme que ce soit au monde…quelque chose qui ne soit pas une reproduction ou une imitation, mais bien une création, une sorte d’invention, un amusement d’enfant.
Alors, même en solo, même sans crainte du regard jugeant d’un quidam, on se perçoit comme sec, comme si la source s’était tarie, la fontaine devenue inaccessible, trop cachée par les broussailles du savoir et de l’éducation.

Comme pour la précédente séquence, j’invite le public à lire ce conte analysé dans sa profondeur psychique par C.P.Estès. Je suis convaincue de sa portée à une époque où le pouce qui clique sur la souris ou sur l’écran peut devenir un leurre et laisser croire à la personne qu’elle a un pouvoir créatif, alors qu’elle ne chemine que sur des sentiers balisés et tracés par d’autres au risque d’une véritable dépendance…

Leurres et illusions

Le conte des souliers rouges est une histoire qui raconte comment il arrive qu’on perde la trace du chemin qui nous relie à notre psyché personnelle ; le risque est bien de se laisse piéger par un leurre, et de se croire dans la joie de la spontanéité retrouvée alors que… on s’est mis à danser avec le diable et qu’il est relativement difficile de s’en dépatouiller.

Le récit et son analyse mettent en lumière les écueils à éviter :

  • le sens de la perte brutale dans les contes
  • la valeur créatrice originelle de ces souliers rouges, cousus mains, à ses propres mesures, et le sens symbolique de la chaussure…

Ainsi seront évoqués les pièges qui nous éloignent de l’espace naturel de soi :

– le carrosse doré ou la vie dévaluée

– la vieille dame ou la force de sénescence

– quand brûle le trésor et la fin de l’âme

– l’endommagement de l’instinct fondamental et la faim de l’âme

– essayer de vivre furtivement, être coupée en deux, trichant avec soi-même

– la faiblesse face à la collectivité qui juge et la rébellion de l’âme qui conteste la « conduite à tenir ».

– normaliser l’anormal en faisant semblant, en essayant d’être sage

– la danse folle, obsession et addiction

– trop tard : dans la maison du bourreau, ne pas réussir à ôter les souliers (cf. le sevrage) …implorer pour à se faire couper les pieds…dur dur

– retour à la vie cousue main au “do it yourself” qui correspond à la guérison des instincts endommagés

 

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