Une mini-maison peut être totalement autonome en eau et énergie et nomade – photo Bois d’ici

Habiter sans sur-consommer, sans s’étaler et sans polluer, c’est possible avec les tiny houses de Bois d’ici. Cette entreprise de Langolen propose des mini-maison autonomes, en bois et matériaux écologiques du Finistère. La formule auto-construction permet aussi de se former à la charpente ou menuiserie et de réduire le prix d’achat de sa tiny.

A Langolen où est implantée l’entreprise Bois d’ici, on peut participer à la construction de sa future mini-maison, à différents degrés selon ses compétences : charpente, menuiserie, plomberie ou juste peinture et vernis, sans oublier la découpe du bois puisque Jean-Daniel Blanchet le gérant dispose d’une scierie mobile pour utiliser le bois local. Un client qui possède quelques arbres d’essences appropriées -Thuya plicata, cyprès, séquoia, peuplier – peut ainsi bâtir son logis avec son propre bois. De nombreuses essences peuvent être utilisées dans la construction de la tiny house, de l’ossature au bardage, en passant par les meubles ou les escaliers…

Habitat principal, semi-nomade, autonome et en famille

Les clients de Bois d’ici souhaitent pour la plupart habiter en permanence dans leur mini-maison, parfois même en famille. Même si une tiny peut aussi faire office de résidence d’été ou de chambre d’amis.
La version autonome en eau et énergie de la tiny devient même majoritaire dans les commandes. Bois d’ici propose en effet une maison transportable (sur châssis roulant ou fixe) avec système de récupération et de filtration de l’eau de pluie, toilettes sèches, panneaux solaires voire petite éolienne d’appoint si besoin, et chauffage au bois (avec un poêle sur lequel on peut cuisiner). En autonomie, on peut donc s’installer n’importe où ou presque… et si on conserve les éléments pour déplacer la maison, on se passe de permis de construire.

Une vie quotidienne sobre et confortable

La mini-maison est tout à fait confortable et douillette. Elle est souvent bien plus spacieuse que ce qu’on imagine ; on peut très bien y installer une machine à laver, des placards ou une bibliothèque. Pour autant, vivre en famille dans ce type d’habitat suppose quelques adaptations : hors de question de s’encombrer de bibelots ou d’une garde-robe de star. Les habitants des tiny houses aspirent à la sobriété : retour à l’essentiel, moins de gadgets inutiles ou d’accumulation d’objet, pour un esprit plus léger. Vivre en mini-maison, c’est aussi retrouver un contact plus proche avec la nature puisqu’on vit davantage dehors.

Ce mode de vie fait recette. C’est même l’engouement ;  depuis un an, la demande en mini-maisons est en pleine croissance.

Bois d’ici est membre de l’association Approche éco-habitat qui rassemble une centaine d’artisans et professionnels de la construction ou de la rénovation écologique(s) en Bretagne. L’entreprise de Langolen est aussi associée au Low tech lab de Concarneau pour construire une tiny house “low tech” en matériaux de récupérations, avec des techniques simples et une économie d’énergie maximale.

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