Marine nationale, industrie navale, nautisme, produits de la mer et recherche océanographique contribuent au dynamisme de l’économie maritime locale.

L’Adeupa – agence d’urbanisme Brest Bretagne – a lancé un observatoire de l’économie maritime qui a publié son premier rapport en novembre 2018. Le bassin de Brest fait figure de pôle numéro un de l’économie maritime en Bretagne avec 27 000 emplois.

François Rivoal, directeur d’études au Pôle Économie et coopérations de l’Adeupa est l’invité de Lem.

L’économie maritime du bassin de Brest  – Adeupa – Observatoire de l’Economie maritime du bassin de Brest – note d’analyse N°1 – novembre 2018.

Etude exploratoire d’un domaine encore peu sondé : l’économie de la mer

Il n’existe pas de définition officielle et institutionnelle de l’économie maritime. Et pas vraiment de statistiques ou de suivi des activités économiques liées à la mer. C’est donc l’Adeupa et un réseau de partenaires locaux (organismes de recherche, CCI et agences d’urbanisme et de développement de Bretagne) qui ont mis en place un observatoire de l’économie maritime. Une première note a concerné toute la région en septembre 2018. Ce premier travail a permis de définir ce qu’est l’économie maritime. L’observatoire a décidé de prendre en compte les secteurs et filières dont 25% de l’activité est directement liée à la mer. 

27 000 emplois liés à la mer en pays de Brest

Les activités concernées sont très nombreuses ; pour ce qui concerne le bassin de Brest (le pays de Brest élargi à des zones comme Roscoff), il s’agit essentiellement de la sécurité et la sûreté maritime, de l’industrie navale (fabrication, réparation et entretien de navires), du nautisme, des produits de la mer (pêche, aquaculture, algues, exploitation et transformation) et de la recherche et de la formation. Ces secteurs, et dans une moindre mesure, le transport, les énergies marines, l’environnement et l’aménagement du littoral concentrent 27 000 emplois soit 16% des emplois du pays de Brest.

Une grande diversité d’acteurs de l’économie maritime et une recherche d’envergure internationale

Les gros acteurs sont la Marine nationale mais aussi Naval Group, Thalès, Ifremer, GPT gestion navale recherche genavir, le Moulin de la marche… mais il en existe une multitude d’autres, au total 910 établissement publics et privés, qui vont de l’entreprise de cosmétiques à base d’algues au club nautique associatif, en passant par une agence de communication spécialisée dans le domaine maritime, etc.

Par ailleurs, la recherche dans des domaines aussi variés que l’océanographie, la biologie marine, les géosciences, l’acoustique sous-marine ou les énergies de la mer… contribue au rayonnement international du bassin de Brest qui compte 730 chercheurs et se classe au 17ème rang mondial pour les  publications marines (recensées entre 1975 et 2013),