Marie Carpentier a créé Marie cultive pour proposer des ateliers de jardinage ou de création végétale dans le Finistère. Elle nous propose une chronique chaque jeudi dans Lem autour du potager ou du jardin d’ornement. Des trucs et astuces pour initier même les jardinier(es) débutant(e)s.

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Les auxiliaires naturels du jardinier

Outre les insectes pollinisateurs ou décomposeurs, les animaux un peu plus gros comme les chauve-souris ou les hérissons peuvent rendre de nombreux services au jardinier. Il est donc intéressant de favoriser leur installation à proximité du potager.

 

Les travaux au jardin au mois de mars

Plus le printemps approche, plus ça s’accélère au jardin ! Semez vos engrais verts sur le carré en jachère de votre potager, taillez les plantes aromatiques ou plantez-en, poursuivez votre récupération d’eau de pluie et améliorez votre installation si besoin, ameublissez les parcelles que vous ensemencerez en avril (binette requise), divisez la rhubarbe, lancez aussi vos semis de légumes (plus de précisions dans la prochaine rubrique), plantez les rejets d’artichaut, ail rose et oignons ou échalotes, une partie des laitues…

Marie propose un atelier fabrication d’un hôtel à insecte à l’Espace culturel Leclerc de Concarneau samedi 16 mars 2019.

Les associations fructueuses de plantes : légumes, fleurs, fruits

Au potager, certaines plantes cohabitent bien, elles se complètent ou s’aident : l’une éloigne les insectes qui nuiraient à l’autre… des fleurs aussi peuvent être de la partie. En revanche, il est des espèces qui ne font pas bon ménage. Les associations au jardin relèvent d’une science délicate !

 

 

La rotation des cultures du potager

Pour éviter d’épuiser votre sol ou de laisser s’installer les maladies spécifiques de certaines plantes, il faut alterner les cultures de vos carrés potagers. Marie vous recommande de diviser votre jardin en quatre, voire six parcelles sur lesquelles alterneront : légumes feuilles, légumes fruits, légumes racines et jachère…

 

Les travaux au potager en février

Vérifiez votre compost, surtout si vous l’avez lancé en janvier : assurez-vous qu’il n’est ni trop sec ni trop humide et protégez-le du gel et autres intempéries. Répandez le compost terminé ou du guano et du paillage sur votre sol, si ce n’est pas déjà fait. Butez asperges et artichauts. Un peu de bricolage pour le jardin : pourquoi ne pas fabriquer des châssis avec d’anciennes fenêtres pour protéger ses semis  ? Si vous avez des ruches, réparez-les et nettoyez-les. Si le temps est sec, plantez oignons, échalotes et ail. Faites aussi germer vos plants de pomme de terre (dans des caissettes, sans terre). Quant aux semis en pleine terre, ils pourront concerner les petits pois lisses et fèves (trempées), les épinards… à l’abri, semez aussi vos plantes aromatiques.

Marie Cultive…et s’active aussi. Elle propose un atelier de fabrication de lessive et produit vaisselle à Quimper samedi 9 février 2019, un atelier kokedama le 16 février 2019 à la Cour du Juch de 10h30 à 12h et un atelier mobiles en coquillages à 14 h à l’association Kangaroo à Quimper.

 

Comment bien gérer l’eau au jardin ?

Une ou plusieurs cuves de récupération d’eau connectée(s) à vos toitures, y compris celle de l’abri de jardin si vous en avez un, permettra(ont) d’éviter d’arroser le jardin avec de l’eau potable. Par ailleurs, il peut être intéressant d’installer un système de goutte à goutte. N’oubliez pas de pailler vos cultures l’été pour conserver l’humidité dans la terre et évitez de faire pousser des plantes trop gourmandes en eau si vous habitez dans un secteur concerné par la sécheresse.

 

Comment réussir son compost ?

Réaliser un compost équilibré demande quelques connaissances techniques. Pour éviter les mauvaises odeurs ou l’aspect “bouillie”, il faut surtout apporter autant de matière “brune” que de matière “verte”. Est brun tout ce qui est sec : broyat de végétaux, feuilles mortes séchées, carton, mouchoirs en papier, filtres à café, journaux, croûtes de fromage, sacs biodégradables (découpés en morceaux)… Est dit “vert” tout ce qui est humide : épluchures de fruits et légumes, tonte de gazon fraîche…

Evitez si possible d’ajouter au compost des produits carnés (viandes, poissons) ou les coquillages (trop lents à se dégrader). En revanche, les coquilles d’œufs seront appréciées. Les lombrics du compost n’aiment guère l’oignon, donc point trop n’en faut ! Le pain avec modération aussi et surtout en petits morceaux. Les peaux d’agrumes peuvent être compostées, mais si elles sont découpées.

Laissez “mûrir’ votre compost trois mois avant de le répandre sur votre potager ; d’où l’intérêt d’avoir deux compartiments dans votre bac à compost (ou deux tas de compost dans votre jardin).

 

Pour couvrir le sol du potager en hiver : paillage, broyat, de quoi s’agit-il et comment faire ?

Comme dans la forêt, le sol d’un potager ne devrait jamais être à nu. La couverture végétale permet d’enrichir la terre en matière organique mais aussi de conserver l’humidité, la chaleur l’hiver ou la fraîcheur l’été.

Le paillage est le terme générique de l’action de couvrir son sol de végétaux. On peut couvrir avec de la paille récupérée chez un agriculteur voisin (et passée à la tondeuse), des feuilles mortes ramassées dans la forêt, la tonte du gazon ou encore des feuilles d’orties, riches en azote.

Le broyat est obtenu par broyage des arbustes et autres tailles de haie et de gazon. On peut louer un broyeur (certaines collectivités subventionnent la location de ces appareils). Ce broyat est lui aussi répandu sur le sol en paillage ou il est apporté au compost.

Marie vous recommande pour votre bibliothèque jardinière

Aux éditions Terre vivante

Je paille mes cultures, de Blaise Leclerc

 

Que faire au jardin potager en janvier ?

Préparer ses sols sans bêcher mais en aérant la terre et en la couvrant de paillage ou de broyat, planifier ses semis, et récolter quelques légumes d’hiver, il reste quelques missions à mener à bien au jardin.