Marie Carpentier a créé Marie cultive pour proposer des ateliers de jardinage ou de création végétale dans le Finistère. Elle nous propose une chronique chaque jeudi dans Lem autour du potager ou du jardin d’ornement. Des trucs et astuces pour initier même les jardinier(es) débutant(e)s.

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Prévenir et traiter le mildiou

Champignon ravageur des cultures, le mildiou s’attaque notamment aux tomates et aux pommes de terre ou encore à la vigne… On le reconnaît facilement aux taches brunes qui apparaissent sur les feuilles, suivies d’une moisissure blanche cotonneuse sur les tiges. Ensuite la plante flétrit et dégage une odeur de moisissure, mais il est déjà trop tard ! Chaleur et humidité sont les facteurs qui favorisent le mildiou. Le mildiou prolifère d’autant mieux que les plants sont serrés les uns contre les autres. Les parties atteintes doivent être détruites et il faut éviter de les ajouter au compost. Mieux vaut brûler les parties atteintes ou les apporter en déchetterie. Dans cette chronique radio, Marie nous livre tous ses trucs et astuces pour prévenir la maladie ou la traiter (sans miracle) si elle surgit.

 

Les travaux de juin au jardin

Vérifiez votre compost et aérez-le et rééquilibrez-le si besoin ; attention à la mouche de la carotte ; coupez les stolons des fraises (tiges aériennes qui forment de nouveaux plants) si vous ne souhaitez pas augmenter le nombre de vos fraisiers ; éliminez les plants faibles de courges ; arrosez les radis, mettez en place le goutte-à-goutte, désherbez (à la main) entre les rangs, hachez les plantes odorantes et répandez-les sur vos parterres pour faire fuir les insectes, tuteurez tomates, haricots et pois grimpants…. et bien d’autres travaux du jardin que Marie nous résume dans cette chronique radio hebdomadaire.

 

Les potions pour soigner les plantes

Pour prévenir les maladies ou parasites des plantes, les traiter ou juste les fortifier, le jardinier peut préparer des potions : macérations, infusions, décoctions, purins, à base d’eau et d’autres plantes (ortie, consoude, prêle…). On les dilue et on les répand au pulvérisateur sur ses cultures. Certaines potions sont fongicides, insecticides ou insectifuges ; d’autres apportent des nutriments.

 

Les engrais verts

On appelle engrais verts des plantes qui enrichissent le sol par le simple fait d’y pousser entre deux cultures potagères. Ils permettent au sol de reprendre des forces, de refaire ses réserves d’azote. On les sème au début du printemps (pour ceux qui poussent vite) et à l’automne (si la pousse est plus lente), puis on les fauche et on les enfouit dans la terre. Certaines plantes engrais vert ont de longues racines comme la moutarde, le seigle, la phacélie ou le sarrasin ; d’autres sont les fabacées (ou légumineuses comme le trèfle, les pois ou le lupin) qu’on va couper avant qu’elles ne montent en graine.

 

Les travaux du mois de mai au jardin

C’est un tournant de l’année au jardin ; surtout après les “saints de glace” (11, 12 et 13 mai) on est presque assuré d’éviter les gelées. Récolte d’orties pour fabriquer son purin, de pommes de terre précoces (sinon on les butte), surveillance des fraises ; et on rame les pois grimpants, on sarcle les herbes gênantes (pas les autres). Les semis peuvent être repiqués (replantés) dans des pots plus grands ou en pleine terre (notamment les aubergines, choux etc.) avec une cuillère.  Vous pouvez aussi semer en pleine terre betteraves, radis ou carottes… Bref, il y a du boulot !

 

Débuter son jardin potager

Comment débuter un potager ? Au printemps, c’est la bonne saison. Il faut être raisonnablement ambitieux : réécouter les précédentes chroniques, définir le temps qu’on est prêt à accorder au jardin, renoncer à devenir auto-suffisant en légumes dès la première année et ne pas se mettre la pression ! On peut commencer sur 50 mètres carrés (plats, bien exposés et accessibles), ça suffit. Essayer de se faire aider par d’autres jardiniers plus chevronnés du voisinage peut aussi être un plus.

 

Les semis (2) : comment procéder

Le printemps, c’est vraiment la période privilégiée des semis. Une fois muni(e) de ses graines, la jardinière ou le jardinier va les répandre sur une surface de terre préparée à cet effet. On sème les graines de fleurs et plantes potagères mais pas celles qui donneraient des bulbes, tubercules ou rhizomes ce serait trop long (plusieurs années). Il est utile de tester ses graines avant de les semer sur un coton humide : si la moitié germe en quelques jours, c’est que le stock est toujours valable. Sinon, mettez les dans un verre d’eau et gardez celles qui ne flottent pas. Pour le matériel (les godets notamment) pensez récupération. Ne semez pas tout votre stock de graines d’une espèce d’un seul coup : étalez les semis sur plusieurs semaines.

 

Les semis : choix des semences

Qu’est-ce qu’une graine ? Un embryon de plante en dormance qui attend les conditions pour germer, une sorte d’hibernation végétale. A l’intérieur d’un petit pois, d’un grain de blé ou d’un noyau d’abricot, il y a des réserves dans lesquelles l’embryon puise. Si la graine ne germe pas avant l’épuisement de ses réserves, son pouvoir germinatif cesse. Conseils pour choisir ses semences ou récolter ses propres graines.

 

Les auxiliaires naturels du jardinier

Outre les insectes pollinisateurs ou décomposeurs, les animaux un peu plus gros comme les chauve-souris ou les hérissons peuvent rendre de nombreux services au jardinier. Il est donc intéressant de favoriser leur installation à proximité du potager.

 

Les travaux au jardin au mois de mars

Plus le printemps approche, plus ça s’accélère au jardin ! Semez vos engrais verts sur le carré en jachère de votre potager, taillez les plantes aromatiques ou plantez-en, poursuivez votre récupération d’eau de pluie et améliorez votre installation si besoin, ameublissez les parcelles que vous ensemencerez en avril (binette requise), divisez la rhubarbe, lancez aussi vos semis de légumes (plus de précisions dans la prochaine rubrique), plantez les rejets d’artichaut, ail rose et oignons ou échalotes, une partie des laitues…

Marie propose un atelier fabrication d’un hôtel à insecte à l’Espace culturel Leclerc de Concarneau samedi 16 mars 2019.

Les associations fructueuses de plantes : légumes, fleurs, fruits

Au potager, certaines plantes cohabitent bien, elles se complètent ou s’aident : l’une éloigne les insectes qui nuiraient à l’autre… des fleurs aussi peuvent être de la partie. En revanche, il est des espèces qui ne font pas bon ménage. Les associations au jardin relèvent d’une science délicate !

 

 

La rotation des cultures du potager

Pour éviter d’épuiser votre sol ou de laisser s’installer les maladies spécifiques de certaines plantes, il faut alterner les cultures de vos carrés potagers. Marie vous recommande de diviser votre jardin en quatre, voire six parcelles sur lesquelles alterneront : légumes feuilles, légumes fruits, légumes racines et jachère…

 

Les travaux au potager en février

Vérifiez votre compost, surtout si vous l’avez lancé en janvier : assurez-vous qu’il n’est ni trop sec ni trop humide et protégez-le du gel et autres intempéries. Répandez le compost terminé ou du guano et du paillage sur votre sol, si ce n’est pas déjà fait. Butez asperges et artichauts. Un peu de bricolage pour le jardin : pourquoi ne pas fabriquer des châssis avec d’anciennes fenêtres pour protéger ses semis  ? Si vous avez des ruches, réparez-les et nettoyez-les. Si le temps est sec, plantez oignons, échalotes et ail. Faites aussi germer vos plants de pomme de terre (dans des caissettes, sans terre). Quant aux semis en pleine terre, ils pourront concerner les petits pois lisses et fèves (trempées), les épinards… à l’abri, semez aussi vos plantes aromatiques.

Marie Cultive…et s’active aussi. Elle propose un atelier de fabrication de lessive et produit vaisselle à Quimper samedi 9 février 2019, un atelier kokedama le 16 février 2019 à la Cour du Juch de 10h30 à 12h et un atelier mobiles en coquillages à 14 h à l’association Kangaroo à Quimper.

 

Comment bien gérer l’eau au jardin ?

Une ou plusieurs cuves de récupération d’eau connectée(s) à vos toitures, y compris celle de l’abri de jardin si vous en avez un, permettra(ont) d’éviter d’arroser le jardin avec de l’eau potable. Par ailleurs, il peut être intéressant d’installer un système de goutte à goutte. N’oubliez pas de pailler vos cultures l’été pour conserver l’humidité dans la terre et évitez de faire pousser des plantes trop gourmandes en eau si vous habitez dans un secteur concerné par la sécheresse.

 

Comment réussir son compost ?

Réaliser un compost équilibré demande quelques connaissances techniques. Pour éviter les mauvaises odeurs ou l’aspect “bouillie”, il faut surtout apporter autant de matière “brune” que de matière “verte”. Est brun tout ce qui est sec : broyat de végétaux, feuilles mortes séchées, carton, mouchoirs en papier, filtres à café, journaux, croûtes de fromage, sacs biodégradables (découpés en morceaux)… Est dit “vert” tout ce qui est humide : épluchures de fruits et légumes, tonte de gazon fraîche…

Evitez si possible d’ajouter au compost des produits carnés (viandes, poissons) ou les coquillages (trop lents à se dégrader). En revanche, les coquilles d’œufs seront appréciées. Les lombrics du compost n’aiment guère l’oignon, donc point trop n’en faut ! Le pain avec modération aussi et surtout en petits morceaux. Les peaux d’agrumes peuvent être compostées, mais si elles sont découpées.

Laissez “mûrir’ votre compost trois mois avant de le répandre sur votre potager ; d’où l’intérêt d’avoir deux compartiments dans votre bac à compost (ou deux tas de compost dans votre jardin).

 

Pour couvrir le sol du potager en hiver : paillage, broyat, de quoi s’agit-il et comment faire ?

Comme dans la forêt, le sol d’un potager ne devrait jamais être à nu. La couverture végétale permet d’enrichir la terre en matière organique mais aussi de conserver l’humidité, la chaleur l’hiver ou la fraîcheur l’été.

Le paillage est le terme générique de l’action de couvrir son sol de végétaux. On peut couvrir avec de la paille récupérée chez un agriculteur voisin (et passée à la tondeuse), des feuilles mortes ramassées dans la forêt, la tonte du gazon ou encore des feuilles d’orties, riches en azote.

Le broyat est obtenu par broyage des arbustes et autres tailles de haie et de gazon. On peut louer un broyeur (certaines collectivités subventionnent la location de ces appareils). Ce broyat est lui aussi répandu sur le sol en paillage ou il est apporté au compost.

Marie vous recommande pour votre bibliothèque jardinière

Aux éditions Terre vivante

Je paille mes cultures, de Blaise Leclerc

 

Que faire au jardin potager en janvier ?

Préparer ses sols sans bêcher mais en aérant la terre et en la couvrant de paillage ou de broyat, planifier ses semis, et récolter quelques légumes d’hiver, il reste quelques missions à mener à bien au jardin.