Françoise Doucet et Pascale Ozier, membres de l’association 4 quarts : leurs trucs pour manger moins de viande ou végétarien.

L’association 4 quarts nous dévoile ses trucs pour manger moins de viande et de poisson, voire plus du tout. Informations et conseils pour remplir les assiettes des flexitariens, végétariens, végétaliens, vegans…

Notre partenaire l’association 4 quarts s’est donné pour mission de rendre accessibles à tous une alimentation de qualité.

Après la prévention du gaspillage alimentaire, la conservation des aliments et la cuisine des restes, l’association 4 quarts aborde aujourd’hui un sujet que nous suivons depuis quelques temps sur Radio Evasion : la consommation de chair animale, viande ou poisson. Il existe plusieurs raisons pour se poser la question :  pour des raisons de santé, par souci de bien-être animal, par refus du spécisme (on considère que toutes les espèces sont égales et on refuse d’exploiter les animaux pour en consommer les produits), parce que l’élevage à haute dose est nuisible à l’environnement ou juste parce que la viande c’est plus cher que les légumes…

La consommation de viande en baisse chronique en France

On peut donc choisir de manger moins de viande ou de poisson, par exemple le lundi comme nous y incite une campagne toute récente Lundi vert qui invite à se passer de viande et de poisson chaque lundi. Et de fait la consommation de viande en France baisse lentement mais sûrement, le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) nous apprend qu’un Français consommait en moyenne 153 g de viande par jour en 2007 et 135 g en 2018 ; c’est surtout le bœuf qui est concerné par la diminution.

Certaines personnes ne mangent plus de viande, seulement du poisson, ou alors plus du tout de chair animale mais continuent à manger des œufs ou des produits laitiers ce sont les végétariens. D’autres ne mangent aucun produit d’origine animal à l’instar des végétaliens. D’autres personnes enfin n’utilisent plus un seul produit animal, même pas la laine de mouton ou le cuir, ce sont les vegans.

Quelques trucs et astuces pour réduire sa consommation de viande ou de poisson

Choisir de préférence de la viande ou du poisson de qualité, produite ou pêché localement et dans le respect du bien-être animal et de l’environnement permet déjà d’orienter sa consommation. Pour respecter son budget, on peut alors décider de consommer de la viande plus rarement (seulement certains jours) mais le plaisir sera plus grand.

Il existe aussi de nombreux plats dans lesquels on peut se contenter de petites quantités de produits carnés, surtout pour le goût : lardons pour le riz cantonnais, viande hachée pour le chili con carne, carcasse de poulet ou queue de bœuf pour la soupe, quelques tronçons de poisson fumé, de saucisse, de boudin ou de chorizo dans une salade composée…

Comment manger végétarien sans carences et sans faim

Pour éviter les carences en protéines quand on est végétarien, il faut veiller à combiner céréales et légumineuses. Pensez aux associations des cuisines traditionnelles du monde entier pour vous inspirer : semoule et pois chiches du couscous, haricots rouges et maïs en Amérique latine, riz et lentilles en Inde, etc. Et pour remplacer la viande par un aliment riche en protéine, essayez le soja sous ses différentes formes : du tofu fumé (pour remplacer les lardons dans une quiche lorraine), mais aussi du soja en  farine, haricot sec, etc.

Pour trouver des idées recettes végétariennes très simples, Pascale vous conseille Recettes végétariennes les + faciles au monde, de J.F. Mallet, aux éditions Hachette cuisine, collection Simplissime.

Luttons aussi contre les idées reçues : certains aliments végétaux sont très caloriques et vous éviteront d’avoir faim. C’est le cas des noix et autres graines, des huiles qu’on en extrait et de certains aliments de la cuisine classique (pensez aux frites et beignets). A l’inverse, certains aliments “vegan” peuvent être très transformés industriellement ou trop salés, trop gras, trop sucrés. Le fait d’être fabriqué sans produit animal n’est pas forcément un gage de qualité ou de santé ! L’idéal en matière d’alimentation serait finalement de faire preuve de souplesse et de bon sens. On peut aussi être flexitarien, autrement dit adapter son alimentation aux circonstances, tout en gardant un cap général.

Pour s’excuser de s’être emmêlé les casseroles en direct entre risotto et riz cantonnais, Françoise vous livre ses deux recettes :

Riz cantonnais

Ingrédients

  • 240g de riz thaï (60g /personne)
  • 1 petite boîte de maïs
  • 1 petite boîte de petits pois
  • 50g à 100g de chorizo (ou lardons ou crevettes ou un peu des trois…)
  • 2 œufs ( 1 œuf pour 2 personnes)
  • 2 oignons
  • (1 carotte)
  • Sauce soja

Préparation

1)Emincer les oignons , couper en petits dés le chorizo (et la carotte).

2) Dans une grande poêle anti-adhésive, faire rissoler les oignons, (la carotte) dans un peu d’huile.

3) Ajouter la sauce soja et le chorizo en remuant.

4) Ajouter le riz thaï déjà précuit.

5) Battre les œufs et les mettre directement sur le riz en remuant ( ou en dés d’omelette)

6) Ajouter maïs et petits pois, poivrez, rectifiez l’assaisonnement au besoin.

 

Risotto (4 personnes)

Ingrédients

  • 240g Riz rond (60g /personne)
  • 5 échalotes (ou 2 oignons)
  • 1 sachet de parmesan
  • 50g à 100 g de chorizo (ou lardons ou crevettes ou un peu des trois…)
  • 1 bouillon de volaille (ou de légumes) + eau ( 3 fois le poids du riz en eau)
  • 10 cl de vin blanc sec
  • 1 petit pot de mascarpone (ou crème fraîche liquide) FACULTATIF

Préparation

1) Dans une grande poêle anti-adhésive, faire rissoler les échalotes dans un peu d’huile.

2) Rajouter le riz rond cru à la préparation, puis le vin blanc, qui doit s’évaporer. Mouiller à hauteur (avec environ 3/4l d’eau), ajouter le bouillon de volaille.

3) Laisser cuire 15-20 minutes en réajustant au besoin la quantité d’eau.

4) Rajouter le chorizo et terminer la cuisson .

5) Au dernier moment, ajouter le parmesan. Selon les goûts, il est possible, éventuellement, de rajouter un peu de mascarpone ou de crème fraîche, même si l’on l’éloigne un peu du risotto traditionnel.

Bon appétit !

En deuxième partie de Lem

Découvrez le laboratoire Labocea, laboratoire public breton spécialisé dans l’agroalimentaire, l’environnement et la santé, et notamment ses interventions dans la prévention du gaspillage alimentaire.

La cuisine mobile de l’association Ultra éditions pour des ateliers de cuisine créative à Brest et alentour.