Les collectivités locales qui choisissent d’encourager l’agriculture biologique sur leur territoire peuvent en tirer de multiples bénéfices : développement économique, préservation de la qualité de l’eau et de l’environnement, paysages diversifiés, attractivité touristique, etc. En outre, il s’agit de répondre à une demande de plus en plus pressante des citoyens et consommateurs.

Les techniciens de la Maison de l’agriculture bio du Finistère sont là pour aider au rapprochement et à la coordination entre les producteurs, les élus et autres acteurs des territoires.

 

Quelle que soit l’échelon d’un territoire : commune, communauté de communes, agglomération, département, région… encourager le développement de l’agriculture biologique peut servir de levier positif sur bien d’autres champs d’action que le seul domaine agricole : emploi local, gestion du foncier et aménagement du territoire, retour du bocage et réduction des parcelles qui diversifie les paysages, création de marchés ou magasins de producteurs qui attirent aussi bien les habitants que les touristes et bien sûr tout ce qui est lié à l’environnement : préservation des ressources naturelles, réduction des pollutions et – par voie de conséquence – protection de la santé humaine.

Développement de l’agriculture bio et qualité de l’eau potable

L’exemple de Munich démontre qu’investir dans l’agriculture biologique est même rentable puisque la ville allemande a non seulement récupéré son investissement mais elle a même fini par réaliser des économies : les subventions versées aux agriculteurs locaux pour les encourager à se convertir aux productions biologiques ont été largement remboursées par les économies réalisées sur le traitement de l’eau potable !

En Bretagne, les communes qui installent des agriculteurs bio dans les périmètres de captage constatent automatiquement la réduction des polluants (nitrates, pesticides) et l’amélioration de la qualité de l’eau potable.

Outre la qualité de l’eau, d’autres préoccupations locales peuvent inciter les élus à encourager l’installation d’agriculteurs bio, notamment en zone littorale où ce type d’activité a l’avantage de concilier entretien du paysage, préservation de la qualité des eaux de baignade, attractivité touristique (marchés et magasins de producteurs bio voire autres activités liées à la ferme).

La cantine bio de Rosnoën : coopération de multiples acteurs

A Rosnoën, les élus comme Rolande Bizec ont fait preuve de volontarisme et ils ont pu s’appuyer sur de nombreux producteurs de la commune ou des environs proches pour faire entrer en force les produits bio et/ou locaux dans la cantine municipale.
Bien sûr, ce type de démarche nécessite d’anticiper les commandes et donc de planifier davantage les repas des enfants, de repenser les menus pour éviter les surcoûts, d’organiser éventuellement les livraisons … Cependant, dans le cas de Rosnoën comme dans d’autres, c’est aussi une dynamique positive qui s’enclenche : retour de la cuisine “sur place”, créative et gustative, maintient des emplois agricoles, éducation au goût, sensibilisation à l’environnement, prévention santé, et limitation du gaspillage alimentaire… car les enfants en redemandent ! On peut alors parler de véritable projet de territoire.