Le musée des beaux-arts du Québec a conçu en collaboration avec le Fonds Hélène et Édouard Leclerc une rétrospective de l’oeuvre de Joan Mitchell et de Jean-Paul Riopelle. L’exposition retrace ainsi l’histoire de ses deux artistes majeurs de l’art abstrait, de leur rencontre à Paris en 1955 jusqu’à leur séparation en 1979.

Mitchell et Riopelle dans le séjour de l'atelier-appartement de la rue Frémicourt, Paris , 1963 © Photo Heidi Meister

Mitchell et Riopelle dans le séjour de l’atelier-appartement de la rue Frémicourt, Paris , 1963 © Photo Heidi Meister

Un couple dans la démesure

Un couple dans la démesure, c’est ainsi que le couple de Joan Mitchell et Jean-Paul Riopelle est perçu. Elle était américaine et lui, canadien, leur rencontre se fait à Paris en 1955 lors d’une soirée organisée par un groupe d’artistes américains avec lesquels ils sont amis. Très rapidement le couple se forme et commence à s’inspirer l’un et l’autre dans leur processus créatif.

Un dialogue entre les œuvres

Au travers du regroupement d’une soixantaine d’œuvres, Michel Martin, le commissaire de l’exposition, a souhaité établir un dialogue entre le travail de Joan Mitchell et de Jean-Paul Riopelle. Ce dialogue évoque une sensibilité similaire des artistes et une influence sur le travail de l’un et de l’autre.

Jean-Paul RIOPELLE, Piroche, 1976, Collection Université de Sherbrooke © Succesion JP Riopelle © Adagp, Paris 2018

Jean-Paul RIOPELLE_Piroche, 1976_Collection Université de Sherbrooke © Succession JP Riopelle © Adagp, Paris 2018

Une exposition inédite

Comme le couple d’artiste privilégiait les œuvres de grand format, l’exposition est l’occasion de découvrir des tableaux monumentaux provenant en majeure partie de collections privées, rarement montrés et témoignant de l’évolution de leurs carrières respectives. La sélection des tableaux s’est faite avec l’appui de Yseult et Sylvie Riopelle, les filles de Jean-Paul Riopelle et la Joan Mitchell Foundation qui s’occupent de répertorier tout le travail réalisé par les deux artistes.

L’exposition est à voir au Fonds Hélène et Édouard Leclerc à Landerneau jusqu’au 22 avril 2019.