Jean-Yves Piriou, vice-président d’Eau et rivières de Bretagne, Laurent Le Berre, président de l’Association pour la protection et la promotion de la côte des Légendes ainsi que Jaqueline Rolland, présidente de l’association Avenir et environnement en pays d’Iroise nous alertent sur la dégradation des eaux de baignade dans le Nord-Finistère et à Douarnenez.

 

Qualité des eaux de baignade en Finistère classement Agence régionale de santé Bretagne

Carte de la qualité des eaux de baignade publiée sur le site : http://baignades.sante.gouv.fr/baignades/homeMap.do#

 

 

Deux points noirs dans le Finistère

Même si une amélioration globale de la qualité des eaux de baignade est constatée depuis quelques années en Bretagne, deux points noirs persistent sur les côtes du Finistère, la plage du Ris de Douarnenez et la côte Nord du Bas-Léon entre Porspoder et Kerlouan. Chaque année l’ARS, l’agence régionale de santé Bretagne, effectue des analyses bactériologiques des eaux de baignade à la recherche d’escherichia coli et de bactéries entérocoques.

Des fermetures de plages

Selon leur degré de présence dans l’eau, elles peuvent avoir un impact sur la santé des baigneurs, notamment engendrer des conjonctivites et des gastro-entérites. Suite à ces analyses, les plages sont classées selon la qualité de leur eau. Si la qualité est jugée insuffisante au bout de cinq années consécutives la plage est alors fermée administrativement par décision du préfet. La collectivité peut également décider de fermer préventivement ses plages suite à ces résultats. Ces fermetures préventives sont d’ailleurs remises en question par les associations car elles permettent d’échapper aux contrôles et au classement de l’ARS.

À ce jour, six plages finistériennes sont fermées : les plages de Croix et Barrachou de Guissény, la plage du Ris à Douarnenez ainsi que Lerret à Kerlouan, Treompan à Ploudalmézeau et Mazou à Porspoder.

Une intervention d’Eau et rivières de Bretagne et des associations environnementales locales

La pollution de ces eaux serait causée par la présence de ruisseaux aux abords des plages et de certains élevages présents sur de petits bassins versants près du littoral.  Pour prévenir de la fermeture des plages un affichage est mis en place notamment car cette dégradation est non-visible. Cependant, Eau et Rivières de Bretagne ainsi que les associations qui l’accompagnent déplorent un manque de communication et d’actions pour réduire la pollution des eaux de la part des collectivités. Ils ont cependant réussit à convaincre celles-ci de mettre un pictogramme “Interdiction à la baignade” sur les affichages des plages. Ils souhaitent par ailleurs plus de rigueur et de fermeté sur la réglementation de l’ARS.