À l’occasion du festival Longueur d’Ondes nous avons rencontré Sebastian Dicenaire, auteur et réalisateur de fictions sonores. Il nous a parlé de la fiction sonore et du nouvel essor de celle-ci.

Un auteur indépendant

Depuis une dizaine d’années, Sebastian Dicenaire réalise des fictions sonores. Auteur indépendant, ses créations sont essentiellement diffusées à la radio belge, le fonctionnement de la radio de création en Belgique étant différent de celui de la radio en France. Ce statut lui permet d’être plus indépendant par rapport à la trame de sa fiction et à sa manière de travailler. 

Un renouveau de la fiction sonore

Défenseur de la “dramatique radio”, il constate depuis quelques années un vent nouveau pour la fiction sonore. L’accessibilité aux moyens de création est plus aisée qu’auparavant et permet à n’importe qui de pouvoir réaliser sa propre fiction. Le développement des podcasts en est le résultat. En Amérique du Nord, il s’est développé il y a quelques années et connaît un véritable essor dû à la qualité croissante des oeuvres créées. La numérisation du son et internet ont permit l’archivage des productions sonores, cette radiothèque forme un bagage culturel qui inspire et qui favorise l’augmentation de la qualité des fictions.

Le son : un outil sans limite

Pour Sebastian Dicenaire, une fiction construite avec du son a autant de capacité qu’une fiction cinématographique à immerger le public dans l’histoire qui est racontée. Grâce aux outils de montage et de mixage, le son est devenu malléable ce qui rend les possibilités de création infinies. Il n’y a pas de limite au déroulement d’une histoire, tout est exploitable avec le son. On peut donc poser la trame d’une histoire en créant un paysage sonore, une ambiance ou encore des bruitages qui permettent de créer une réalité.