Au Low-tech lab de Concarneau, les innovations sont sobres : énergies renouvelables, matériaux simples et locaux, récupération sont les principes des systèmes technologiques que fabriquent les salariés et bénévoles de cette association. Et ces ingénieurs et bricoleurs puisent leurs sources d’inspiration dans le monde entier.

Le groupe Facebook du Low-tech lab de Concarneau

La page Facebook du Low-tech lab – Nomade des mers

Le site internet wiki du Low-tech lab

Installé en Finistère, à l‘écopôle de Concarneau, le Low-tech lab – laboratoire basses technologies – a bel et bien une vocation mondiale. Venus de toute la France, les membres de l’association parcourent le monde pour repérer des inventions utiles mais “low-tech”. Autrement dit des objets ou des systèmes qui nécessitent peu d’énergie et de ressources pour leur fabrication ou leur fonctionnement. Ingénieurs et techniciens du Low-tech lab se chargent de les étudier, de les améliorer et de les diffuser.

Navigation sobre, fibres végétales, systèmes D pour réfugiés

Plusieurs projets ont vu le jour au sein du Low-tech lab.
Le plus connu, c’est Nomade des mers, un bateau parti faire le tour du monde des inventions basse technologie, testées à bord . le projet a attiré l’attention du navigateur Roland Jourdain qui travaille à rendre la navigation plus durable au sein de son entreprise Kairos. Il participe donc au financement du Low-tech lab et permet à l’association d’être dotée de locaux et de salariés.
Roland Jourdain s’intéresse aussi à un autre projet du lab, Agami,qui travaille à la fabrication d’un véhicule prototype intégrant différents matériaux à base de fibre de jute, en particulier au Bengale, mais le projet s’étend à d’autres fibres végétales ailleurs dans le monde : lin, chanvre, sisal…
Sur l’île de Lesbos, en Grèce où 10 000 réfugiés “attendent” à la frontière européenne, le projet Low-tech for Refugees permet l’utilisation et la diffusion des low-tech sur le terrain pour améliorer très concrètement le quotidien des réfugiés avec les ressources disponibles et sans nuire à l’environnement local.

A Concarneau, la mini-maison low-tech

En Finistère, c’est la tiny house low-tech qui est en train d’être construite avec l’aide de l’entreprise Bois d’ici à Langolen. Deux membres du Low-tech lab vont vivre près de Concarneau dans cette mini maison et expérimenter les dispositifs low-tech qu’ils auront fabriqués avec des matériaux locaux parfois récupérés : chauffage solaire et poêle de masse, chauffe-eau solaire, garde-manger, toilettes sèches…

Les membres du low-tech lab de Concarneau peuvent aussi s’appuyer localement sur un réseau d’acteurs de la transition énergétique et écologique comme l’association Bretagne transition et sur un fablab rural comme Atelier Z à Névez.

Réécouter Jean-Daniel Blanchet, gérant de Bois d’ici dans Lem 

La mini-maison low-tech est construite chez Bois d’ici à Langolen. Elle sera testée en conditions réelles près de Concarneau.