Depuis 30 ans, la semaine de la santé mentale aide à lutter contre les idées reçues et la stigmatisation des personnes qui souffrent de maladies psychiques ou mentales. Conférences, expositions, spectacles, portes-ouvertes dans les établissements sont proposés par le personnel médical et les associations de familles de malades.

Jean-Claude Carn est bénévole de l‘Unafam (Union nationales des amis et familles des malades) qui participe à l’organisation de la Semaine d’information sur la santé mentale ; en Finistère, elle dure jusqu’au 31 mars 2019 à Quimper, Brest, Châteaulin et Concarneau. 

 

Une personne sur quatre concernée 

Dépression sévère, schizophrénie, troubles autistiques, troubles bipolaires, troubles obsessionnels compulsifs… les maladies psychiques sont nombreuses. Leurs noms sont connus mais leur réalité beaucoup moins. Les médias en montrent souvent un aspect très partiel voire totalement déformé. Pourtant, si on y ajoute les troubles mentaux accidentels (suite à des traumatismes crâniens ou des AVC), les déficiences mentales de naissance (comme la trisomie), les dégénérescences liées à l’âge (maladie d’Alzheimer) et les diverses addictions, ces maladies touchent ou toucheront une personne sur quatre en France, à un moment ou un autre de leur vie. 

Maladie psychique : double peine pour les malades et leurs familles

Non seulement une maladie psychique est en soi une souffrance mais bien souvent elle s’accompagne de préjugés et d’exclusion envers les malades, mais aussi leurs familles. Errances de diagnostic, méconnaissance des nombreuses manifestations et variations de ces maladies, rubrique des faits-divers… renforcent parfois les images fausses de ce que peut être le quotidien des malades. L’Unafam agit précisément pour aider les familles à accompagner leurs proches atteints de maladies psychiques. Elle les conseille et empêche les aidants de s’épuiser ou de s’isoler.

On peut vivre normalement avec une maladie psychique

Pourtant, si elle est prise en charge assez tôt et si le suivi psychiatrique et psychologique est bien fait (y compris la formation et le suivi psychologique de l’entourage), une maladie psychique comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire peut être stabilisée. Les personnes atteintes peuvent alors retrouver une vie professionnelle, voire une vie affective et familiale “normale”, à défaut de guérir complètement.  

Des semaines d’information pour lutter contre les stigmatisations

Les semaines d’information sur la santé mentale ont été créées pour améliorer le diagnostic et lutter contre la stigmatisation des malades. Dans le Finistère, une vingtaine d’événements sont proposés jusqu’au 31 mars 2019, notamment autour du thème de cette 30e édition : « la santé mentale à l’heure du numérique ». Des conférences et tables rondes, des ateliers multimédia adaptés, des portes-ouvertes dans des établissements, une pièce de théâtre sont proposés à Quimper, Brest, Châteaulin et Concarneau.

 

L’Unafam aide 300 familles dans le Finistère. Elle propose des permanences une ou deux fois par mois à Quimper, Brest, Châteaulin, Carhaix, Morlaix, ainsi que des groupes de parole ou des événements.
Pour contacter l’Unafam dans le Finistère : 29@unafam.org