Du 2 au 17 février 2019, 12 jeunes en Brevet professionnel agricole au centre de formation de Kerliver ont quitté les terres du Finistère pour celles du Costa Rica où ils ont découvert une agriculture et une culture qui leur ont semblé “exotiques”. Récit de ce voyage d’études. 

Guillaume Martin en 2 e année BPA travaux d’aménagement paysager, Marion Le Bihan et Merlin Caroff, en 2e année BPA production horticole

Avant d’être allé dans un pays, on en a forcément une image préconçue, plus ou moins fidèle à la réalité. Le Costa Rica – en Amérique centrale – est à la fois perçu comme un paradis de biodiversité et comme un pays en voie de développement. Aucun des 12 jeunes en BPA productions horticoles ou travaux d’aménagement paysager du CFA de Kerliver qui ont participé à ce voyage n’avait visité ce pays auparavant. Pour certains, le déplacement en avion était même une première. Ensuite, il y a forcément eu des surprises et des découvertes. 

Woofing dans une ferme en permaculture 

Sur place, les apprentis ont passé la première semaine en lien avec leur futur univers professionnel : ils ont fait du woofing, autrement dit un travail dans une ferme en échange du gite et du couvert. Certains ont construit un nouveau logement pour d’autres woofers, d’autres ont participé à l’entretien d’un sentier de trail, d’autres enfin ont pris part aux travaux agricoles. L’intérêt était notamment le mode de production de la ferme, en permaculture et polyculture de produits exotiques ou épices. 

Un lien plus étroit avec la nature 

L’alimentation électrique de la ferme était assurée par des panneaux solaires ; il fallait consommer avec modération. Un simple interrupteur laissé trop longtemps allumé et c’était la coupure de courant ! Les étudiants ont aussi été marqués par la gestion très serrée de la ressource en eau (surtout en saison sèche), dans la répartition et le rythme des cultures. Globalement, les jeunes Français ont trouvé que leurs hôtes vivaient étroitement en lien avec la nature (les espèces animales sauvages étaient d’ailleurs plus présentes), même s’ils ont aussi constaté que, en dehors de la ferme, de nombreux déchets traînaient par terre et que la monoculture des palmiers à huile ou des bananier avait tendance à gagner du terrain…

Comme la ferme était assez proche de la plage, les voyageurs ont pu se détendre régulièrement et savourer la température beaucoup plus clémente de l’eau, de ce côté de l’Atlantique.