Le mouvement fondé par l’abbé Pierre pour aider les plus démunis fête ses 70 ans. A la communauté Emmaüs de Brest, Morlaix et Plougastel-Daoulas, cet anniversaire est l’occasion de mener une action symbolique : soutenir Emmaüs Grande-Synthe dans son aide aux exilés. 

Une communauté et trois piliers, dans le Finistère comme partout en France 

Emmaüs est surtout connu du grand public pour ses dépôts-ventes d’objets et de vêtements d’occasion. Pourtant, ces derniers ne sont là que pour financer le véritable objet de l’association : accueillir, nourrir, héberger, soigner, accompagner les compagnons (et les compagnes depuis quelques années). Des hommes, femmes et parfois des enfants qui ne savent plus où aller peuvent trouver refuge dans une communauté Emmaüs où ils participeront à la vie quotidienne et à l’activité qui finance la structure : la récupération, le tri, la valorisation et la vente d’objets donnés. A leurs côtés, les salariés et les bénévoles de l’association constituent les deux autres piliers du mouvement fondé par l’abbé Pierre il y a 70 ans. Dans le nord Finistère, la communauté Emmaüs de Brest-Morlaix-Plougastel dispose de 4 sites : le siège de la vie de la communauté est au Relecq-Kerhuon, trois dépôts-ventes/magasins sont à Gouesnou, Morlaix et Plougastel-Daoulas. 

Une action à Grande-Synthe pour les 70 ans

Il existe de nombreuses communautés Emmaüs en France ; c’est aussi la force du réseau, qui par ailleurs se finance sans aucune subvention et peut donc agir en toute indépendance (et dans le respect de la laïcité). A l’occasion des 70 ans, Emmaüs Brest-Morlaix-Plougastel se rend 4 jours à Grande-Synthe pour appuyer l’action de la communauté de Dunkerque qui vient en aide aux réfugiés (soit 400 à 1000 personnes selon les périodes). Après une collecte de tentes, sacs de couchages et bougies, un convoi de compagnons, salariés et bénévoles va partir du Finistère pour la ville du Pas-de-Calais du 30 mai au 2 juin 2019.

Par cette action, Emmaüs Brest entend rappeler ses valeurs et l’objectif de son action : l’accueil des humains quels qu’ils soient. L’origine des compagnons et compagnes s’est en effet bien diversifiée depuis les années 1950 ; les exilés de tous pays font aussi partie des plus démunis accueillis dans les communautés Emmaüs. On compte aussi de plus en plus de femmes et d’enfants comme Seude qui a quitté la Serbie avec son mari et leurs deux filles en 2013 et qui vit aujourd’hui dans la communauté du Relecq-Kerhuon avec bonheur !