Certains chasseurs privilégient l’arc, traditionnel ou à poulie, pour traquer le gibier. C’est une approche particulière, une technique spécifique, assez loin de l’image d’Epinal… L’association Penn ar bed chasse à l’arc propose une journée de découverte le 9 juin 2019 au centre de formation de Ti Blaise à Brasparts.

Plusieurs types d’arcs pour chasser

Même au XXIe siècle, la chasse à l’arc a toujours ses amateurs ; et même une association dans le Finistère, Penn ar bed chasse à l’arc, qui organise une journée de découverte le 9 juin 2019 au centre de formation de chasse de Ti Blaise à Brasparts. Certains chasseurs privilégient l’arc traditionnel (dont certains sont des pièces de collection, très coûteuses) mais l’arc à mécanisme (poulies) est plus répandu. Tous les gibiers, petits ou grands, peuvent être chassés à l’arc. Le ragondin est une cible privilégiée des archers car c’est un animal qui se déplace très lentement (et qui prolifère).

Une chasse aussi réglementée que les autres 

 Comme toute chasse, la chasse à l’arc est soumise à la réglementation ordinaire (il faut le permis de chasser et une journée de formation obligatoire), et à des plans de chasse pour le grand gibier.
Mais sa technique nécessite un entraînement particulier puisqu’il faut atteindre un disque de 15 cm de diamètre (la zone cœur-poumon de l’animal) à 15 ou 20 mètres de distance, dans une posture pas forcément confortable ; on tire à l’arrêt, de profil, mais on n’est pas obligatoirement debout.
Par rapport au fusil, l’arc est une arme “lente” et l’approche est donc cruciale si on veut atteindre sa proie. C’est aussi une pratique beaucoup plus silencieuse que la chasse classique (pas question d’être accompagné d’une meute de chiens). Et non, ceux qui la pratiquent ne sont pas vêtus comme Robin des bois …