L’Art nouveau prend place au château de Trévarez. Vincent Graignic, directeur du Domaine de Trévarez et Noélie Blanc-Garin, chargée de mission sur l’exposition, nous ont conté l’histoire fascinante des appartements privés de James de Kerjégu.

L’ouverture de l’aile Est

Après plusieurs années de travaux de rénovation, le château de Trévarez ouvre au public la totalité des espaces du rez-de-chaussée. L’aile Est, auparavant fermée aux visiteurs, a été restituée à l’identique selon des plans et des photos d’époque, sauvegardés par le département ou retrouvés lors des recherches de l’équipe du domaine. Financé par le conseil départemental, le chantier a ainsi permis la restauration de la chambre à coucher de James de Kerjégu, du cabinet de toilette et de l’anti-chambre qui composaient ses appartements privés.

Un ensemble mobilier Art nouveau

L’attrait particulier de cette restitution à l’identique est la redécouverte de l’ensemble mobilier qui meublait les appartements de James de Kerjégu. Cet ensemble mobilier fait figure d’exception au début du XXème siècle, sur le territoire breton. Créé par Georges de Feure, alors employé du magasin “L’Art Nouveau” de Siegfried Bing, il est représentatif du style Art nouveau et représente l’avant-garde de l’époque. C’est un témoignage précieux qui réside là, au domaine de Trévarez, de la singularité du château et du goût de James de Kerjégu.

Une restitution du décor historique

Cet ensemble mobilier a, pour sa plus grande partie, été sauvegardé et retrouvé, au sein du château ou dans des collections extérieures. Ce qui a grandement facilité la restitution du décor historique des appartements de l’aile Est. Il se compose, pour la chambre à coucher, d’un lit, d’armoires, d’une table de nuit ou encore de boiseries fixées sur les murs. Pour parfaire la restitution, les tapisseries de l’époque ont été reproduites selon les indications que l’équipe du domaine a pu récupérer lors de ses recherches et selon les carreaux de faïences encore présents au sein du cabinet de toilette.