A l’occasion du cinquantenaire des premiers pas humains sur la Lune, nous examinons le bilan scientifique et technique et l’avenir de l’exploration spatiale. Avec Geneviève Terrière, chercheuse en physique et médiatrice scientifique dans le Finistère, et Pascal Perdriau, président de l’association d’astronomie “Cap des étoiles” en presqu’île de Crozon.

 

L’humain sur la Lune : plus de géopolitique que de science

L’arrivée de l’homme sur la Lune fut une prouesse inégalée à ce jour au vu des capacités technologiques à cette époque. Mais c’était également une course contre la montre entre les USA et l’URSS pendant la Guerre Froide. L’opération a coûté très cher, 3 % du PIB américain pendant les dernières années ; et avec une prise de risque énorme, le président Nixon avait même préparé un discours en cas de catastrophe ! Tout ça pour des résultats scientifiques que des robots auraient donné aussi bien.

L’espace, champ d’exploration des…robots 

Désormais, ce sont les données apportées par les satellites et les robots qui sont cruciales. Les satellites pour observer l’espace avec des télescopes qui échappent à l’atmosphère terrestre, pour les communications (on ne pourrait plus s’en passer) et pour observer la Terre et son environnement, connaître son évolution, prédire des catastrophes etc.
Pour assouvir le besoin de connaissances de l’humanité, en particulier sur ce qui concerne le vivant, les robots font mieux que les hommes. L’extraordinaire opération consistant à aller déposer un robot, Philaé, sur une comète, Tchouri, après 10 ans de voyage dans l’espace de la fusée Rosetta en est le meilleur exemple. Et pour se faire la guerre ? Cela a commencé, avec les satellites espions entre autres. L’avenir dira si ce petit ”jeu” spatial sera moins destructeur.

A l’avenir, qui prendra le risque d’envoyer à nouveau des hommes sur la Lune, étant donné le coût ? Et le risque ? Ce risque est encore plus grand quand on parle d’envoyer des hommes sur Mars, pour un voyage de 10 mois et sans retour assuré. Quant à coloniser Mars, planète sans atmosphère, sans eau, sans plantes, il s ‘agit davantage de science-fiction que de science…

La vie s’est développée sur Terre depuis la première molécule qui y a trouvé les conditions favorables à sa duplication jusqu’à maintenant. Nous sommes faits pour y vivre ; nos prouesses scientifiques et technologiques prouvent que nous sommes capables de trouver des solutions pour qu’elle reste vivable très longtemps.

Un planétarium pour diffuser toutes les sciences en action 

L’association Cap des étoiles utilise le planétarium comme dôme immersif pour diffuser les sciences et les techniques de manière joyeuse et conviviale, méthode particulièrement efficace en particulier pour les jeunes, public préférentiel du dôme. Les vidéos 360° spécifiques à ce type de projection n’existent que pour l’astronomie. Aussi, l’association a le projet de filmer d’autres domaines scientifiques :

  • les ressources marines en partenariat avec la station de biologie marine de Roscoff, l’Ifremer, le musée de l’algue et des goémoniers de Plouguerneau, le laboratoire du Museum national d’histoire naturelle de Concarneau et le Parc naturel marin d’Iroise,
  • les ressources agricoles avec la station Inra de Ploudaniel,

en montrant chaque fois le travail des chercheurs et des techniciens en plus des résultats de leurs recherches.