Pour la première fois, plusieurs communes du Parc naturel régional d’Armorique participent au Jour de la nuit, une opération nationale qui a lieu chaque année le 12 octobre pour sensibiliser à l’impact de la pollution lumineuse sur la faune et la flore. 

Estelle Cléac’h chargée de mission pour le Parc naturel régional d’Armorique, trame verte et bleue et trame noire. 

Les événements du Jour de la nuit dans le Parc d’Armorique 

Parmi les multiples perturbations d’origine humaine sur les milieux naturels, la pollution lumineuse est souvent oubliée. Pourtant, l’impact de la lumière artificielle sur la vie animale et végétale nocturne est bien réel. Pour sensibiliser à cette question, il existe d’ailleurs un programme de préservation de la trame noire. Comme pour la trame verte et bleue qui vise à préserver des couloirs écologiques terrestres et aquatiques pour les espèces qui se déplacent, il est bon de veiller à la continuité de l’obscurité et à ménager des “couloirs de nuit”.

Le Jour de la nuit pour sensibiliser le public à la question des pollutions lumineuses 

Au sein du Parc naturel régional d’Armorique, c’est Estelle Cléac’h, chargée de mission trame verte et bleue qui est aussi chargée de la trame noire. Elle coordonne donc la participation des communes du PNRA au Jour de la nuit, opération qui a lieu dans toute la France le 12 octobre. Les communes participantes comme La Feuillée, Le Faou, Brasparts, Le Cloitre-Saint-Thégonnec ou Pleyben proposent ce samedi des animations comme des balades nocturnes, observations astronomiques etc. 
A d’autres périodes de l’année, la sensibilisation du public à la préservation de l’obscurité peut aussi passer par d’autres opérations naturalistes comme la Nuit de la chouette ou la Nuit de la chauve-souris.

L’impact de la lumière artificielle sur les animaux, végétaux et…humains 

De très nombreux animaux ont besoin de l’obscurité pour se nourrir, se reproduire, se préserver des prédateurs, etc. Et même si les lampadaires attirent les insectes et peuvent donner l’impression d’un garde-manger facile pour les chauve-souris, ce sont seulement les pipistrelles qui en profitent. Les autres espèces de chiroptères sont plus incommodées que favorisées par l’éclairage public.
Même dans les rivières, la pollution lumineuse peut perturber l’écosystème aquatique. 

En outre, la pollution lumineuse a bel et bien un impact sur la santé humaine : rythmes de sommeil perturbés et toutes leurs conséquences physiologiques ou psychiques…
S’y ajoute la difficulté pour les astronomes à trouver un coin de ciel suffisamment obscur pour observer les étoiles et planètes. Le Jour de la nuit est d’ailleurs l’occasion de proposer aussi des séances d’observation astronomique.

Comment réduire la pollution lumineuse 

Pendant le Jour de la nuit, les communes sont invitées à réduire ou éteindre l’éclairage public. Mais il est important qu’elles s’interrogent sur la gestion de cet éclairage toute l’année : quelle période, quels horaires, quelle intensité lumineuse, quel éclairage des monuments ?  D’autres acteurs doivent également être impliqués dans la réflexion : est-il vraiment utile d’éclairer les vitrines des commerces ou de maintenir les enseignes lumineuses allumées toute la nuit ? Les particuliers ont-ils besoin d’un éclairage permanent dans les allées de leur jardin ?  

Retrouvez ici une carte de la pollution lumineuse européenne