Comme chaque année, l’Insee assure le recensement de la population du 16 janvier au 15 février 2020. Cette année environ 500 000 personnes sont concernées en Bretagne. C’est une opération indispensable pour mieux connaître la démographie bretonne, et qui a des répercussions sur notre quotidien.

Explications d’Eric Lesage, directeur de l’Insee Bretagne (Institut national de la statistique et de études économiques)

La population bretonne en 2019

Le rapport 2019 sur la démographie bretonne (portant sur des chiffres de 2017) nous apprend que la Bretagne compte 3,3 millions d’habitants. La population augmente dans notre région, plus fortement en Ille-et-Vilaine et Morbihan qu’en Finistère et Côtes d’Armor. Et cette hausse est due à un solde migratoire positif (davantage de populations d’autres régions qui s’installent en Bretagne que de populations qui en partent) alors que le solde naturel est négatif (le nombre de naissances n’atteint pas celui des décès). Dans le Finistère, certaines villes semblent attractives (Brest et sa métropole, Concarneau) tandis que d’autres voient leur population s’éroder (Morlaix, Douarnenez).

Le recensement utile pour la connaissance et l’aménagement

Le recensement est un recueil de données et complète donc les informations dont dispose l’Insee. Mais ces informations sont ensuite utilisées pour orienter des politiques très concrètes : la Dotation globale de fonctionnement que l’Etat verse aux communes, le mode de vote lors des élections municipales, la création d’équipements qui structurent le territoire … autant d’éléments qui sont liés à la population, sa densité, sa répartition.

Le site internet Le recensement et moi, pour tout savoir du recensement 

Une étude sur la composition des familles bretonnes

Nouveauté de 2018, des questions posées lors du recensement portent sur les liens familiaux entre les membres d’un même foyer. L’insee Bretagne en a tiré une étude sur la structure des familles bretonnes. Dans notre région, 72 % des enfants mineurs vivent au quotidien dans une famille “traditionnelle” composée d’un couple et de leurs enfants (plus que la moyenne nationale) 18 % vivent dans une famille monoparentale et 10 % dans une famille recomposée. Des familles recomposées plus grandes : 40 % des familles recomposées sont des familles avec 3 enfants ou plus (c’est 20% pour les familles traditionnelles) et qui sont installées plus fréquemment dans le périurbain ou en dehors des grands pôles, où les habitations sont plus spacieuses.