Les rituels druidiques intègrent les quatre éléments naturels, en particulier l’eau. Photo Gorsedd de Bretagne.

Eau et rivières de Bretagne souhaite revivifier l’attachement des Bretons à l’eau comme élément culturel, pour en favoriser la protection. Elle dialogue donc avec les druides contemporains pour explorer les eaux dans leur dimension spirituelle et symbolique.

Une fois par mois dans Lem, retrouvez l’association Eau et rivières de Bretagne.

Le druide, en lien étroit avec la nature

Pour les Celtes, il y a environ 3000 ans, les druides étaient à la fois des savants et des guides spirituels. Ils cultivaient un lien étroit avec la nature. Ce lien, le druidisme moderne l’a conservé. C’est même la substance de la philosophie druidique contemporaine, qui garde cet élément de la culture celte précieusement, au même titre que la langue ou la musique. Le grand druide de Bretagne, Per-Vari Kerloc’h est d’ailleurs lui-même adhérent de l’association Eau et rivières de Bretagne.
Elément majeur de la vision de l’univers des celtes, l’eau est un symbole du cycle éternel, qui se combine avec le feu pour recréer la vie, infiniment, un élément qui fertilise, et qui nous compose aussi. Nombre de rituels druidiques ont lieu autour de fontaines et de sources ou près de l’océan.

Cultiver la dimension symbolique et le lien spirituel avec l’eau

Cette dimension spirituelle de l’eau mériterait d’être de nouveau mise en avant selon les associations qui la protègent, comme Eau et rivières de Bretagne. Pour sortir de la seule logique marchande ou technocratique qui fait de l’eau un “produit”, pour faire prendre conscience aux humains que l’eau est plus qu’un élément inerte, c’est sur le plan culturel et symbolique qu’il faut insister. Le Gorsedd de Bretagne (association loi 1901 des druides, ovates et bardes bretons) avec d’autres acteurs locaux, sont donc invités à participer à l’Atlas culturel qu’Eau et rivières compose autour d’un fleuve du Finistère (dont on connaîtra prochainement le nom). L’ouvrage recensera tout ce que nous devons à l’eau en termes de paysages, traditions, usages et pratiques, liens sociaux, patrimoines…
D’autres cultures peuvent être source d’inspiration, comme la culture Maori en Nouvelle-Zélande, qui personnifie les cours d’eau jusqu’à les considérer comme des sujets de droit. La philosophie druidique aussi peut nous aider à percevoir l’eau comme un bien commun et son accès universel comme un droit humain inaliénable (Les druides étaient aussi des hommes de loi).