La 23e édition du Marché sur l’eau n’a pas pu avoir lieu ce 5 avril 2021 ; une vingtaine de producteurs, essentiellement des monts d’Arrée, vous auraient proposé leurs produits alimentaires et artisanaux au bord du lac du Drennec à Sizun. Quant aux discussions qui devaient avoir pour thème la méthanisation, on les propose à la radio !

Le site internet de Bro an Are, l’association-épicerie paysanne qui organise le Marché sur l’eau avec le Civam du Finistère

Une vingtaine de productrices et producteurs des monts d’Arrée (et parfois d’un peu plus loin), pour la plupart membres de l’association Bro an Are, participent à la 23e édition du Marché sur l’eau, de 10h à 18h ce lundi de Pâques 5 avril 2021, sur le parking à proximité du barrage du Lac du Drennec, côté Sizun. On trouvera à la fois de quoi manger : pain, légumes, charcuterie, fromages, confitures, etc. mais aussi des produits artisanaux.
Cette année cependant, les animations ne sont pas autorisées en raison de la pandémie. Même les fameux débats autour de thématiques liées à l’eau ne pourront avoir lieu.
 

La méthanisation en questions

Cette année, le sujet choisi était “Méthanisation ; en fumée les ors de la terre”.
La transformation des effluents d’élevage (excréments d’animaux comme le lisier de porc) en gaz méthane et en engrais azoté dans les grosse unités industrielles est perçue comme un symbole des problématiques de l’agriculture contemporaine. Le projet en cours (construire des milliers de méthaniseurs) est dénoncé comme une “course en avant” par les partisans d’une agriculture et d’un élevage à taille humaine.
En effet, le petit paysan peut valoriser les effluents de ses animaux en les épandant directement sur ses terres pour les enrichir, sans passer par la transformation du méthaniseur. En outre, les unités construites sont de très grande dimension. Non seulement ces usines contribuent à l’artificialisation des sols (au détriment des terres agricoles) mais elles ne peuvent fonctionner qu’avec de gros apports. Dans certains pays comme en Allemagne, il faut même cultiver du maïs pour alimenter les méthaniseurs…
Or, la première mission d’un agriculteur c’est de nourrir les humains, pas de produire de l’énergie, qui plus est pour des opérateurs privés largement subventionnés par l’argent public.
Et étant donné la dimension des méthaniseurs, quand il y a un dysfonctionnement, le risque de pollution des cours d’eau à proximité n’en est que plus élevé (cf notre émission du 24/09/2020).

Toutes ces questions traversent le monde paysan. Si la valorisation énergétique des co-produits de la ferme peut être intéressante (la méthanisation existe depuis longtemps mais à petite échelle comme le montre la vidéo ci-dessous), la question de son exploitation industrielle est en revanche bien plus discutée.

Nénufar, un exemple de technologie simple de récupération du méthane par une ferme contemporaine.

Un exemple plus ancien de méthanisation en autonomie