De plus en plus des candidat/e/s à l’installation agricole viennent d’autres milieux et ont parfois même exercé un autre métier très différent. Le Civam est là pour les accompagner dès le stade d’idée, en proposant notamment la formation “de l’idée au projet” qui permet de se poser les bonnes questions. Damien Autard est en cours de reconversion et il nous raconte son expérience et ses réflexions.

Emission mensuelle réalisée en partenariat avec le Civam Finistère 

Les nouvelles installations en agriculture et élevage en Finistère sont de plus en plus souvent le fait de personnes venues de milieux non agricoles, et qui plus est, parfois en reconversion professionnelle. Après l’expérience d’Anne-Gaëlle Trégaro qui elle est installée, remontons encore le fil d’un parcours de reconversion au travers du témoignage de Damien Autard.

De l’idée au projet de reconversion agricole

Damien vient tout juste de terminer la formation “De l’idée au projet” proposée par le Civam. Complémentaire de formations plus techniques, elle constitue un temps de réflexion et donne l’occasion aux stagiaires de se poser les bonnes questions. Souvent, les candidat/e/s à l’installation exercent encore une activité dans un autre domaine quand ils envisagent de se reconvertir dans l’agriculture. Damien a quant à lui travaillé dans le bâtiment et il exerçait dans un bureau d’études quand il a suivi sa conjointe en Finistère. En couple, ils avaient pratiqué le woofing (travail à la ferme contre hébergement) et s’intéressaient à la production de fruits et légumes. Damien a décidé de se lancer et s’est d’abord étonné qu’en moyenne les reconverti/e/s mettent 1 à 3 ans à s’installer réellement. Mais au fil de ses visites de fermes, stages pratiques, échanges avec les membres du Civam ou autres (Chambre d’agriculture, Maison de l’agriculture biologique) Damien s’est rendu compte qu’il aurait en effet besoin de temps pour bien explorer les tenants et aboutissants d’une reconversion dans le maraîchage.

Formation technique ou pas ? Recherche de terres, contexte familial

Par exemple, il a choisi de se former, en l’occurrence via un BPRA qu’il suivra au CFA CFPA de Kerliver. Pour lui, outre la légitimité et la confiance que cette formation lui permettra d’acquérir, ce sera aussi un temps pendant lequel il poursuivra ses recherches de terre. C’est une autre phase de reconversion qui peut prendre du temps : la quête de foncier ou d’une exploitation à reprendre. Parfois, c’est la forme même de cette terre qui obligera le nouvel exploitant à repenser partiellement son projet. Bref, mieux vaut aussi faire preuve de flexibilité.

Enfin, une donnée très importante c’est d’intégrer au projet sa famille – conjoint/e et enfants – car les rythmes de travail agricoles, et le lieu de vie auront un impact sur elle aussi. Dans le cas de Damien, comme sa conjointe a depuis quitté son travail, se pose la question de son degré de participation à la future exploitation maraîchère.

Pour tout projet de reconversion, le Civam propose également de l’accompagnement individuel. Il s’agit d’aider les personnes à mûrir leur projet, à acquérir des compétences techniques, économiques, administratives et juridiques, et à identifier ses facteurs de réussite.