Deux associations – ou davantage – peuvent avoir intérêt à s’unir. De la fédération à la fusion, en passant par la création d’une tierce association commune, de nombreuses possibilités permettent la coopération inter-associative à des degrés divers, en fonction des objectifs fixés.

La chronique de la vie associative est proposée chaque mois dans Lem par l‘Espace associatif de Quimper-Cornouaille

Plusieurs associations peuvent avoir besoin de se réunir pour différentes raisons.  Le tout est qu’elles aient au préalable bien défini leurs besoins et motivations : mutualiser des moyens ou investissements, diversifier ses sources de financements, être plus fort sur un territoire pour négocier des subventions ou regrouper ses usagers, renforcer des gouvernances (quand on peine à renouveler son conseil d’administration).

Quand on est sûr qu’on peut partager des activités et des valeurs, les formes de regroupement peuvent alors varier entre :

  • les plus lâches : l’organisation au sein d’un même écosystème, la création d’une filière (ex : nautisme), le groupement d’employeur pour se partager des salariés, l’hébergement commun
  • les “intermédiaires” : création d’un réseau, d’une fédération pour coordonner une union autour d’un même thème
  • les plus fortes : la fusion (comme récemment les deux fédérations de danse bretonne) avec dissolution / absorption ou création d’une nouvelle structure

Clés pour réussir son regroupement associatif

Il faut bien identifier tous les acteurs concernés par le regroupement et en tirer les conséquences (bénévoles, salariés, conseils d’administration, partenaires, financeurs). Il est nécessaire de bien s’entendre au préalable sur les diagnostics, sur l’agenda du regroupement. Il faut mesurer les changements culturels qu’implique le regroupement et leur donner le temps.

Il est utile aussi d’anticiper les difficultés juridiques/comptables  : contrats de travail, modifications de système comptable, etc.

Après la fusion, évaluer a posteriori (au bout d’un an par exemple) est aussi utile.

Plusieurs intervenants peuvent aider les associations qui souhaitent se regrouper

  • l’espace associatif
  • les consultants indépendants, notamment via le DLA
  • le comptable, la banque de l’association

Pour en savoir plus, consultez le guide pédagogique de France active, le Crédit coopératif et les DLA Je joue collectif