On retrouve l’association Entreprendre au féminin Bretagne qui a enquêté auprès des femmes de son réseau et d’autres entrepreneures à propos de l’impact de la crise sanitaire. Tout au long de l’année 2021, un programme spécifique est proposé à celles qui ont besoin de se relancer.

Le site internet d’Entreprendre au féminin Bretagne

La page Facebook d’Entreprendre au féminin Bretagne

Marie-Pierre Lemarchand, présidente et Corinne Le Dérout, déléguée générale

La présidente Marie-Pierre Lemarchand est capitaine de marine marchande – dirigeante de Kyss marine à Concarneau – et elle doit son ascension à Entreprendre au féminin. Tenir la barre dans la tempête, c’est son métier … et pour une association économique comme Entreprendre au féminin Bretagne, la métaphore est assez adaptée. Depuis près de 3 ans, Marie-Pierre Lemarchand vit donc sa présidence “à distance” mais bien présente, aux côtés de la déléguée générale, Corinne Le Dérout et de son équipe (12 salariées sur les 4 départements de la Bretagne administrative).

Les entrepreneures bretonnes et le covid

Du 20 novembre au 20 décembre 2020, l’association a mené l’enquête auprès de 200 femmes entrepreneures (60%) ou en phase de création (40). Une répondante sur cinq seulement a déclaré faire partie d’un réseau … c’est là qu’on mesure l’isolement des créatrices d’entreprises. Bien sûr, elles ont ressenti l’impact de la crise du covid, mais les trois quarts n’ont pas sollicité d’aides par méconnaissance ou par difficulté administrative.
Nombreuses sont celles qui ont rebondit en se lançant dans le “click and collect”, en créant un site internet et en intervenant à distance.

Beaucoup ont néanmoins besoin de renforcer leurs compétences, numériques en particulier. C’est là qu’intervient un réseau comme Entreprendre au féminin Bretagne. L’association a lancé “Ensemble faire face et rebondir en 2021” un programme exceptionnel accessible à toutes, adhérentes ou pas au réseau, entièrement accessible à distance.

L’association propose dans un premier temps des ateliers d’information pour faire connaitre le réseau “je découvre EAFB” que toute Bretonne peut suivre, même celles qui ont juste “envie” d’entreprendre, sans projet précis.

Le programme est constitué ensuite de modules courts de formation sur différente thématiques : posture et confiance en soi, gagner en efficacité, communication visuelle, gérer son temps, etc. Des webinaires avec des experts (le Crédit agricole sur la sécurité des paiements en ligne, Harmonie mutuelle pour prendre soin de sa santé) complètent ces formations.

Entreprendre au féminin propose aussi un atelier à la rencontre de l’entreprenariat destiné aux communautés de communes et d’agglomération de la Région.

Entreprendre au féminin Bretagne se projette

L’association a par ailleurs continué à s’adapter en interne et bénéficie d’un DLA (dispositif local d’accompagnement) pour réfléchir à son projet associatif à 5 ans. Ces derniers mois, ses permanentes se sont davantage équipées et formées au numérique, aux méthodes de travail qui vont avec… La formation Emergence a également été revisitée et se mixe aussi de numérique/distanciel. L’une des sessions est d’ailleurs proposée entièrement en ligne ce qui permet de recruter un nouveau public de femmes, isolées géographiquement.

Quant au marrainage, qui permet aux entrepreneures novices d’être accompagnées par de plus expérimentées, il est toujours ouvert aux marraines volontaires de 3 à 5 ans d’expérience positive.

Enfin, pour renforcer la solidarité au sein du réseau, des adhésions “suspendues”  sont mises en place : les adhérentes qui en ont les moyens et le souhait peuvent payer la cotisation de celles qui n’ont pas les moyens d’adhérer à Entreprendre au féminin Bretagne.