Catherine Sparta, directrice de l'écomusée des Monts d'Arrée

L’écomusée des Monts d’Arrée est de nouveau ouvert au public depuis le 19 mai. Une belle occasion de découvrir les lieux avec Catherine Sparta, directrice de l’écomusée des Monts d’Arrée.

Qu’est-ce qu’un écomusée ? L’écomusée est un musée ancré dans un territoire, qui prend en considération le milieu dans lequel vit l’homme et les relations que celui-ci entretient avec ce milieu. Il s’intéresse aux relations entre l’homme et son environnement proche, immédiat. L’environnement peut donc avoir un effet sur les modes de vies de l’homme et peut nous permettre de l’expliquer. L’écomusée des Monts D’Arrée s’attache donc à étudier une population spécifique située en centre Bretagne et nous permet de découvrir de nombreuses facettes de la vie d’autrefois.

Deux lieux pour découvrir de nombreux aspects de la ruralité bretonne d’antan : le moulin de Kerouat et la maison Cornec

C’est sur le Stain, affluent de l’Elorn, que les moulins de Kerouat ont été bâtis. Le Léon, pays situé au nord du Finistère, est riche en rivières et cours d’eau… 500 à 600 km ! Au sud du Léon, l’Elorn qui prend sa source dans les Monts d’Arrée se jette dans la rade de Brest. Le site de Kerouat est un lieu aménagé par l’homme en tenant compte de multiples contraintes du site. L’eau a été domestiquée pour actionner les moulins, pour irriguer les prairies et alimenter la fontaine du hameau. La circulation de l’eau est minutieusement contrôlée. Les Monts d’Arrée sont un territoire aménagé par les ordres religieux, les Hospitaliers de Saint-Jean dont la Commanderie est située à La Feuillée ou bien les Cisterciens de l’Abbaye du Relec. Le moulin du haut a été construit en 1610 par des moines. La maison Cornec se trouve au cœur du village de Saint-Rivoal, du côté cornouaillais des Monts d’Arrée. Achetée en 1968 par le département du Finistère, elle a été rénovée avant d’être ouverte au public en 1969. Il s’agit d’un ensemble architectural caractéristique d’une période (le début du XVIIIe siècle) mais également d’une région, qui entretenait une relation spécifique avec son environnement (bocage aménagé). La mise en valeur des terres sur le secteur de Saint-Rivoal est très liée à la présence d’ordres religieux (abbaye cistercienne du Relecq et Hospitaliers de Saint-Jean à la Feuillée) à qui elles appartenaient. C’est le système de la quévaise qui était ici en vigueur (chaque paysan recevait une maison, un jardin et un journal soit environ ½ hectare de terre labourable).