Dans cette dernière émission de la saison, Eau et rivières de Bretagne invite l’Association bretonne pour la pêche à la mouche (ABPM) qui s’illustre par un très beau bulletin trimestriel et ses fabuleux livres sur les rivières et plans d’eau d’Armorique.

Le site internet d’Eau et rivières de Bretagne et la page Facebook d’Eau et rivières de Bretagne

et le site internet de l’ABPM et la page Facebook de l’ABPM

Réécoutez l'interview de Paul Troël de l'ABPM et Arnaud Clugery d'Eau et rivières de Bretagne

Cette année, Eau & Rivières de Bretagne nous fait découvrir les autres associations avec lesquelles elle travaille sur le terrain autour de la qualité de l’eau et de la protection des milieux naturels.

La pêche à la mouche, entre art et méditation

La pêche à la mouche est la plus “artistique” des pêches, caractérisée par le lancer presque chorégraphique de la ligne munie d’un ou plusieurs leurres (les mouches). C’est aussi la plus immersive puisque le pêcheur est le plus souvent dans l’eau. C’est une pêche à part, et elle a donc son association en Bretagne, l’ABPM (Association bretonne pour la pêche à la mouche) qui fêtera ses 26 ans en octobre 2021. Ses adhérents ont tous les âges, ils ne sont pas seulement bretons, mais on ne compte que 5 femmes alors qu’outre Atlantique, la pêche à la mouche est très féminisée.

C’est une pêche qui invite presque à la méditation et qui est en tout cas propice à l’observation au plus près du milieu aquatique. L’ABPM est membre d’Eau et rivières de Bretagne, comme la plupart des associations de pêche de la région car ses membres sont bien conscients que la qualité de l’eau conditionne la population des poissons. Paul Troël, trésorier de l’ABPM et qui pratique depuis plus de 60 ans, a vu décliner la population de truites, saumons, comme celle des insectes, qu’il dessine admirablement à l’encre de chine, et le reste de la population des rivières, victime des pollutions humaines, tout comme il a constaté les arrivées massives de boue, sable et terre quand il pleut, du fait de la disparition des talus. Les associations de pêche et Eau et rivières de Bretagne mènent les mêmes combats.

Des pêcheurs observateurs naturalistes

Les pêcheurs à la mouche sont d’ailleurs souvent naturalistes ; ils notent leurs observations dans des carnets, puis, comme Paul Troël, se mettent à dessiner ou photographier, et ça finit par des publications. Le bulletin de l’ABPM, trimestriel, valorise les œuvres picturales de ses membres, et leur savoir. L’association publie aussi des livres, les derniers en date sont un gros atlas en 2020 : Rivières et lacs d’Armorique, 356 pages avec cartes, photos, dessins et textes de multiples auteurs, 21 x 29,7 cm, une seule édition (non numérotée) et disponible sur commande auprès de l’association. Il y a aussi cet album des Cartes des rivières du massif armoricain, unique en son genre !
Une démarche qui mêle la géographie, l’hydrographie à la culture et aux arts, comme le travail d’inventaire patrimonial que réalise actuellement Eau et rivières de Bretagne autour du Belon, pour rappeler à toutes et tous que nos liens aux rivières sont bien plus qu’utilitaires, ils sont aussi affectifs.