Margo Cilker nous emmène en voyage sur les routes des Etats-Unis et du Pays basque espagnol, sur son premier album, Pohorylle.

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Loin de la routine

Depuis environ 7 ans, Margo Cilker arpente les routes à travers la monde, surtout entre les Etats-Unis et le Pays basque espagnol. Dans une interview, elle confie qu’elle a peur de vivre une routine et une vie banale. Elle utilise l’image du 9-5, ou le 9h 5h, ce qui représente la vie banale selon elle. Et cette routine, elle en est loin, avec la musique elle est plutôt sur une vie de bohème, pleine de voyages. Et cet album c’est un peu son journal de bord, un concentré de ses souvenirs de voyage, mais pas que.

Ses camarades de route

En 2019, quand Margo cherchait quel son elle voulait donner à l’album, elle est tombée sur des vidéos de Sera Cahoone, une vétérane de la scène indépendante de l’Oregon. Et elle s’est dit que c’était ce qu’il lui fallait. Un de ses amis l’a mise en relation avec Sera, elle a aimé les démos et c’est ainsi qu’elle est devenue la productrice du premier album de Margo. La chanteuse a aussi fait appel à sa sœur, Sarah Cilker, qui l’avait déjà suivie en tournée. On la retrouve sur certaines harmonies à travers l’album.

Une certaine violence dans les paroles

Le premier morceau de l’album, That River, cette rivière en français, est une sorte d’allégorie de l’expression « il faut se méfier de l’eau qui dort ». Le clip est très simple, on y voit Margo prendre la voiture, récupérer un auto-stoppeur qui transporte un tonneau, et s’arrêter dans un motel. Mais les paroles sont loin de l’étendue d’eau apaisante qu’on pourrait imaginer. Ça commence sur « Cette rivière en hiver, ça pourrait me foutre en l’air », et elle enchaîne avec « Casser mes côtes, me casser les lèvres, ça pourrait suffire ».

Fidèle aux thèmes de l’album, le morceau Broken Arm In Oregon, qui signifie Bras Cassé dans l’Oregon, raconte l’histoire d’une femme qui se remet du traumatisme d’une agression. Maintenant, cette femme, dans chaque pièce où elle dort, elle planifie un plan d’évasion. Margo laisse un message qui mélange agacement mais avec un fond d’espoir en disant « imagine toutes ces heures consacrées à de plus grandes choses ».

Margo a recours à des paroles violentes, à la fois pour choquer l’auditeur sur des sujets réels, mais pour partager aussi les épreuves de sa vie.